Courbet (Gustave)

Publié le par jpep et sources diverses

A tous les deux,
Si j'ai entamé ce blog, c'est bien sûr pour évoquer les temps que vous aurez vécus sans les voir ni les entendre.
Vous relater les évènements de ce temps est donc une façon de vous préparer à vous glisser dans cette société qui vous attend avec impatience.
Cette société a ses temps heureux et ses difficultés. Il lui arrive de regarder derrière pour se rassurer ou comprendre.
 
Les expositions font partie de ce temps mémorial que la société se « markete » de plus en plus. Une société évènementielle, société du fugace, du court terme.
Mais là, elle a eu une bonne idée de rassembler les œuvres de Gustave Courbet, disséminées dans les plus grands musées du monde. En plus d’être un peintre dessinateur de grand talent, Courbet était un homme de conviction, de ceux qui s’engage, dont la conscience sociale teintée de provocation – il en faut pour marquer l’esprit de ses semblables et encore plus son époque - . sa réussite artistique est quasi-totale dans sa peinture de la nature que des hommes (et des femmes).
Pour ceux qui sont déjà nés, allez y, pour vous, les jumeaux, c’est promis je vous raconterai, ou mieux, Manou vous montrera. 
Vous êtes encore ….à l’Origine de votre monde.
 
Jpep.
 
Un peu de biographie…
 
Gustave Courbet (10 juin 1819 à Ornans, Doubs - 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz en Suisse) est un peintre réaliste français. Engagé dans les mouvements politiques de son temps, il a été l'un des élus de la Commune de 1871.
D'un profil assyrien et hongrois, buvant fort, parlant dru, pérorant, vaniteux, hâbleur, d'une truculence affichée, dont les outrances entretiennent la chronique scandaleuse dont Baudelaire s’afflige, mais sa correspondance révèle des traits plus subtils et sa peinture ne reflète nullement une nature aussi fruste. D'autre part, très attaché à son terroir natal, Gustave Courbet peindra plusieurs œuvres telles que Un enterrement à Ornans, ou encore Le Chêne de Flagey, (appelé aussi : "Le Chêne de Gwenole") Flagey étant un village proche d'Ornans et dont la famille Courbet est originaire. Il a été l'éleve de Charles-Antoine Flajoulot a l'école des Beaux-arts de Besançon. Il fut invité par Eugène Le Poittevin dans sa maison d'Étretat en 1869.
 
Le Peintre
Comme les anciens maîtres, Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Proudhon, le théoricien socialiste (et l’homme qu’il admira le plus) aurait voulu faire de lui un peintre prolétarien mais hormis les casseurs de pierre, pas d’ouvriers sur ses toiles et, somme toute, bien peu de paysans.
Deux tableaux feront beaucoup parler de lui : Un enterrement à Ornans (1850) et L'Origine du monde (1866). Courbet n’hérite de personne et n’aura pas de disciple.
 
Les convictions
 Ses idées républicaines et socialistes lui font refuser la Légion d'Honneur proposée par Napoléon III. Après la proclamation de la République le 4 septembre 1870 : il est nommé président de la commission des musées et délégué aux Beaux-Arts et aussi président de l'éphémère Fédération des Artistes.
Il propose, au Gouvernement de la Défense nationale le déplacement de la Colonne Vendôme, qui évoque les guerres napoléoniennes, aux Invalides. Soutenant l'action de la Commune de Paris, il est élu au Conseil de la Commune par le VIe arrondissement aux élections complémentaires du 16 avril 1871; il siège à la commission de l'Enseignement et vote contre la création du Comité de Salut public, il signe le manifeste de la minorité. La Commune décide le 13 avril d’abattre et non de déboulonner la Colonne Vendôme. Courbet propose alors, puisqu’il a eu en premier l’idée d’enlever cette colonne, de payer les frais de sa réparation.
Après la Semaine sanglante il est arrêté le 7 juin 1871, et le 3e conseil de guerre le condamne à six mois de prison — qu'il purgera à Paris, à Versailles et à Neuilly — et à 500 francs d'amende. Mais en mai 1873, le nouveau président de la République, le maréchal de Mac-Mahon, décide de faire reconstruire la Colonne Vendôme aux frais de Courbet (soit plus de 323 000 francs selon le devis établi). Lui qui fut riche (une toile importante de lui se vendait quinze mille francs, soit dix ans du salaire d’un ouvrier), le voilà acculé à la ruine après la chute de la Commune, ses biens mis sous séquestre, ses toiles confisquées. Il s'exile en Suisse, à La Tour-de-Peilz, près de Vevey. Courbet obtient de payer près de 10 000 francs par an pendant 33 ans!
Il meurt avant d'avoir eu à verser la première annuité.
Publicité

Publié dans actualités

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article