les jumeaux polonais

Publié le par Célia Chauffour Le Monde

Pas très fraiche cette nouvelle (23 octobre 2007), mais ce qui reste intéressant, c'est le phénomène.
Celui de deux jumeaux arrivés au pouvoir en Pologne en 2005, l'un en tant que Président de la république, l'autre en tant que Premier Ministre.
Mais en Pologne comme ailleurs, on aimerait que çà n'arrive plus... enfin : ceux là !



La défaite des frères Kaczynski accueillie avec soulagement à Berlin et à Moscou


a victoire des libéraux aux élections du 21 octobre en Pologne a été accueillie avec une satisfaction à peine déguisée dans de nombreuses capitales européennes, où l'imprévisibilité des frères Kaczynski dans les négociations européennes et le conservatisme de leur politique intérieure suscitaient gêne et irritation.

 

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L'Allemagne, objet comme la Russie d'une méfiance viscérale des conservateurs, souhaite une reprise de relations plus normales. "Nous nous réjouissons d'une coopération qui, j'espère, sera bonne", a déclaré lundi la chancelière, Angela Merkel. Berlin, a indiqué un porte-parole, espère que "le gouvernement de Donald Tusk saisira l'offre de dialoguer" que lui fait le gouvernement allemand. Moscou, dont les mauvaises relations avec Varsovie bloquent le lancement des négociations sur le renouvellement de l'accord de partenariat avec l'Union européenne, souhaite, selon le Kremlin, ne plus être "diabolisée" par les dirigeants polonais.

A Varsovie, la commission électorale a publié mardi 23 octobre les chiffres définitifs de l'élection, qui confirment la nette victoire de la Plate-forme civique (PO) de Donald Tusk, avec 41,51 % des voix et 209 des 460 sièges de la Diète. Le parti Droit et Justice (PiS) du premier ministre Jaroslaw Kaczynski obtient 32,11 % des voix et 166 sièges. L'alliance de centre-gauche LiD et le parti paysan (PSL) ont respectivement 54 et 30 sièges.

Le nouveau Parlement doit se réunir le 5 novembre au plus tard. Le chef de l'Etat, le conservateur Lech Kaczynski, aura alors 14 jours pour nommer le nouveau premier ministre, poste qui devrait naturellement revenir au leader des libéraux de PO, Donald Tusk. Le premier ministre a ensuite a 14 jours pour soumettre son gouvernement à la Diète.

Minoritaire, le camp libéral est condamné à former une coalition. Lundi, la PO, par la voix de Bogdan Zdrojewski, a fait savoir qu'elle se tournerait en priorité vers le parti paysan PSL, "son partenaire naturel". Une alliance avec le PSL doterait le gouvernement de la PO d'une majorité absolue à la Diète, mais insuffisante pour espérer contrecarrer d'éventuels veto du président (277 voix sont nécessaires). La PO pourrait chercher à négocier un second accord de coalition, cette fois-ci strictement parlementaire, associant le LiD, pour contourner cette difficulté.

Si la PO a été plébiscitée dans les grandes villes, le PSL, lui, a ses électeurs dans les zones rurales. Issu de l'entre-deux-guerres, pro-européen, le PSL est "un parti centré à la fois sur la tradition de la paysannerie polonaise et sur le développement des campagnes", explique le politologue Jacek Wodz. Il s'appuie sur trois piliers : les organisations de pompiers volontaires, le Cercle des ménagères de la campagne et les structures locales du parti qui rassemblent des maires de petites communes. "Le PSL est le parti le plus pragmatique de la scène polonaise", affirme M. Wodz.

 

 
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