Sans abris à Paris : priés de décamper au plus vite et dans le froid

Publié le par jpep

Inique. Le nombre des sans abris augmente, témoignage d'une rupture sociale qui s'accroit entre nantis pavanant et travailleurs ou chomeurs ne passant pas le cap de la subsistance.
Chaque jour, je passe entre Royal bank of Scotland et BNPParibas ou au pied d'agences de la Société Générale ou de Groupama - Private Equity, installées dans les immeubles cossus et rénovés du boulevard Haussmann. 
J'y croise des êtres frigorifiés, sans espoir, immobiles entourés de leurs quelques effets pour dormir. Comment une telle société peut se regarder en face? Des milliards d'euros de profit annuels vont rejoindre les fortunes des actionnaires de ces établissements pendant que d'autres humains cumulent froid et pauvreté. Pas dans un pays d'Afrique, dans une démocratie occidentale ...comme on dit . 
Et quand ils s'organisent, qu'ils demandent un peu d'aide, on leur envoie la police.

Pas une journée se passe sans un nouvel exploit de la bande à Sarko. 
cela ne justifie-t-il pas un peu de colère??mais surtout des mesures?

Paris, le 16 décembre 2006, Communiqué de presse de Médecins sans frontières.

L'installation de tentes à Paris continue manifestement de déranger.

Cette semaine dans le 14eme arrondissement, des riverains ont alertés Médecins du Monde de la tentative d'enlèvement de trois tentes et les équipes de l'association ont constaté hier soir leur disparition. Les équipes de MdM ont déposé une main courante au commissariat du 14ème pour signaler ces faits au nom de l'association.

Sur les quais, près de la gare d'Austerlitz, plusieurs SDF sous abris dans des tentes ont été avertis par une association, qu'ils seraient sans doute délogés la semaine prochaine.
Un seul mot d'ordre : lundi, il faudra quitter les lieux. Les équipes de Médecins du Monde se rendent régulièrement auprès de ces personnes et assurent un suivi. Personne ne les a officiellement prévenus de cette décision.

Les pouvoirs publics refusent de reconnaître ces actions contre les tentes et leurs occupants.
La solution est-elle de continuer à chasser les occupants des tentes dans le froid, alors que les mesures annoncées par le gouvernement, déjà en deçà des besoins constatés au niveau national, ne sont pas encore effectives ?

Au nom du devoir de protection, nous demandons au Ministère de l'Intérieur au Préfet de Paris et au Préfet de police, l'arrêt immédiat des déplacements des tentes sans solution d'hébergement adaptée puis de proposition de logement

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