fraude massive à la Société générale

Publié le par jpep et anne michel, Le Monde

Avec des grands parents dans la banque, une telle information ne pouvait passer inapezrçue !
On a souvent vu à la une des journaux des "casses", des faillites, des malversations, mais à cette échelle... jamais ! 
Spaggiari est un enfant ! D'accord, lui est passé par l'extérieur et son exploit est peut-être plus d'avoir creusé que d'avoir ...volé!
 Mais 5 milliards en petites coupures ou plutot en petits octets, c'est impressionnant. Et tout çà en pleine déconfiture boursière.
Mais il est vrai que la Société générale est habituée depuis longtemps puisque la célèbre bande à Bonnot avait déjà élu la SG pour ses fraques dans les années 20. Comme quoi, il y a des traditions qui ne se perdent pas et des images de marque bien accrochées !!


a Société générale, l'un des piliers du système bancaire français, l'une des références mondiales de la finance, a créé la stupeur, jeudi 24 janvier, en annonçant la mise au jour d'une fraude massive portant sur 40 à 50 milliards d'euros de positions accumulées, commise à l'insu de ses dirigeants dans la salle de marchés de l'établissement financier, et qui a coûté à la banque autour de 4,9 milliards d'euros.

 

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Sans équivalence dans l'histoire de la finance, cette malversation est le fait d'un homme, qui, seul, grâce à sa connaissance de l'informatique bancaire, est parvenu à déjouer tous les systèmes de contrôle des risques d'une entreprise censée compter parmi les plus contrôlées et les mieux gérées en Europe.

Prenant acte des faits, le PDG de la Société générale, Daniel Bouton, a proposé sa démission au conseil d'administration convoqué dans l'urgence, mercredi. Celle-ci, indique la banque, a été refusée par les administrateurs.

La fraude a été découverte dimanche, après un contrôle des risques banal vendredi soir et deux jours d'enquête, mais a ensuite été tenue secrète. Un comité de crise a, en effet, été réuni dans l'instant par le PDG de la Société générale, M. Bouton, sous l'égide du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et en la présence du secrétaire général de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Gérard Rameix.

Les trois hauts responsables sont convenus de garder l'affaire secrète, le temps que la banque gère la crise ouverte, au pire moment pour les marchés financiers, qui redoutent la contagion au reste du monde de la récession annoncée aux Etats-Unis.

Jeudi, la Société générale a annoncé que ses profits pour 2007 s'élèveraient à quelque 700 millions d'euros, alors qu'elle s'attendait à des bénéfices de plus de 5 milliards d'euros ! Ceux-ci étaient déjà amputés de 2 milliards d'euros de dépréciations d'actifs du fait de la crise des subprimes.

AUGMENTATION DE CAPITAL

La fraude a donc coûté autour de 4,9 milliards d'euros à l'établissement, soit bien davantage que les pertes de la banque britannique Barings, elle-même victime, en 1995 ! Dans le même temps, afin de renforcer des fonds propres brutalement dégradés par ces pertes, la banque a annoncé, jeudi, qu'elle lançait une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros. Cette opération devrait lui permettre d'atteindre le ratio de solvabilité réglementaire de 8 % (engagements rapportés aux fonds propres).

La banque affirme avoir obtenu les garanties qu'elle soit souscrite, si ce n'est par les actionnaires actuels, par les deux banques américaines Morgan Stanley et JP Morgan, qui se chargeraient alors de trouver des investisseurs institutionnels.

Toutes ces dispositions ont été mises au point par M. Bouton, avec une équipe de dirigeants resserrée, au cours des cinq derniers jours. Celle-ci a travaillé 24 heures sur 24. "Nous venons de vivre les cinq jours les plus difficiles de notre vie", lâchait, jeudi, un proche de M. Bouton.

La Société générale devait dévoiler, dans la journée de jeudi, la mécanique qui a permis à un employé de prendre des positions financières de plusieurs dizaines de milliards d'euros, sans que jamais personne ne s'en aperçoive. Ou que les pare-feux du système de contrôle ne fonctionnent, comme c'est censé être le cas.

Au vu des premières informations, il apparaît que le responsable de la fraude est un homme assez jeune mais expérimenté, employé depuis au moins huit ans dans l'établissement. Ce trader, un ancien "technicien" de la banque, c'est-à-dire un fin connaisseur des centres de traitement des opérations bancaires, exerçait le métier d'arbitragiste.

Cela consiste à prendre des positions financières sur des marchés en fonction des opportunités, en l'occurrence sur le marché des futures (contrats à terme) en Europe. Ces positions ne cessaient d'être ouvertes, fermées, créant un brouillard total. La banque les a toutes soldées sur les marchés ces derniers jours.

Jeudi, la place financière de Paris restait sous le choc de l'annonce. La Commission bancaire a annoncé l'ouverture d'une enquête, jeudi matin. M. Noyer, le gouverneur de la Banque de France, pour sa part, s'efforçait de rassurer : "C'est une fraude très grave, mais la Société générale a les reins solides. Elle a pu traiter cette opération dans des délais serrés." "Les meilleures lois n'empêchent pas les délits", poursuit M. Noyer qui appelle à la confiance. "Cet événement n'a rien à voir avec la crise des subprimes."

Une centaine d'actionnaires de la banque ont, pour leur part, déposé une plainte auprès du procureur de Paris pour "escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux et complicité, et recel". Leur avocat, Me Frederik-Karel Canoy, qui n'a pas chiffré le montant exact du préjudice de ses clients, a précisé que ces actionnaires – des Français, des Belges ainsi qu'un Néerlandais – "ont, à ce jour, probablement perdu la totalité de leurs actions" et ont donc "réagi très rapidement". "Les demandes continuent d'affluer", a assuré Me Canoy.


Anne Michel
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E
Il est vrai que le Crédit Patate vend un bijou de famille : ses participations dans Suez.<br /> Et quand un paysan vend les bijoux de famille....<br /> Il est vrai qu'HSBC vend le "paquebot", autre bijou de famille du CCF, son siège social sur les Champs Elysées.<br /> Ca sent pas bon du tout.<br /> Silence en BNPP, pour le moment en tout cas.<br /> Quand à une fusion entre SG et BNP, rengaine arlésienne, je ne sais si cela sera bon pour la France, mais pas trop pour ses salariés. A moins qu'ils ne pensent que les vieux sont bons pour la retraite anticipée, on peut rêver...
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A
Bah! Je ne vais pas plaindre ces pauvres banques qui réalisent chaque année les plus gros bénéfices des entreprises françaises.<br /> <br /> Mais j'y pense, la BNP ne va pas profiter de la chute de l'action SG pour relancer son OPA ratée il y a 10 ans??
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E
Y'en a qui doivent être fière de travailler à la BNPP !<br /> Même si ca peut arriver dans toutes les banques, bah, là, c'est pas la tienne qui est dans la merde, Maman. Ca a du animer ta fin de semaine avec les clients...<br /> ;o)<br /> Bisous,<br /> Elo, cliente HSBC.
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M
moi...je suis au crédit patate!!! le bon sens près de chez moi!!!suis-je vraiment à l'abri?
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J
chez toi, oui, ton toit à l'air en bon état !! mais le CA a surement bien un fond dans un coin ... tiens marrant le fond dans le coin !!.... bon... où toutes les lignes ne sont pas pures et tout ne sent pas bon!!